L’essentiel
- La contre-visite est obligatoire après une défaillance majeure ou critique.
- Elle doit être passée dans les 2 mois suivant le contrôle initial.
- Vous pouvez la faire dans le centre de votre choix.
- Seules les défaillances relevées sont revérifiées, si le délai est respecté.
- Son prix est libre : certains centres l’offrent, d’autres la facturent.
- Délai dépassé : il faut repasser un contrôle complet.
Un contrôle technique défavorable n’a rien d’exceptionnel, surtout sur un véhicule qui a quelques années. La suite est bien encadrée : réparer, puis présenter le véhicule à une contre-visite. Encore faut-il respecter le délai, choisir le bon centre et ne pas payer plus que nécessaire. Voici toutes les règles, vérifiées sur les textes en vigueur en 2026.
Quand une contre-visite est-elle obligatoire ?
Le procès-verbal classe chaque défaillance en trois niveaux. La contre-visite est obligatoire dès qu’il y a au moins une défaillance majeure ou critique. Les défaillances mineures, seules, n’y obligent pas. Si vous avez un doute sur un niveau, notre guide défaillances mineures, majeures et critiques détaille leurs conséquences.
| Résultat | Contre-visite | Peut-on rouler ? |
|---|---|---|
| Favorable, avec ou sans défaillances mineures | Non | Oui, 2 ans |
| Défavorable pour défaillance majeure | Oui, dans les 2 mois | Oui, pendant le délai |
| Défavorable pour défaillance critique | Oui, dans les 2 mois | Non, à partir du lendemain du contrôle, tant que la réparation n’est pas faite |
Le délai de 2 mois
Le délai court à compter de la date du contrôle initial. Par exemple, pour un contrôle défavorable le 12 octobre, la contre-visite doit être passée au plus tard le 12 décembre.
Ce délai sert à deux choses : organiser les réparations et bénéficier d’une contre-visite limitée aux seuls points défaillants. Si vous le dépassez, la contre-visite n’est plus possible, et vous devez repasser un contrôle technique complet, avec tous les points et au prix d’un contrôle complet.
Prenez rendez-vous pour la contre-visite dès que la date de réparation est connue. En période chargée (avant les vacances, fin d’année), les délais de rendez-vous en garage comme en centre peuvent s’allonger.
Où passer la contre-visite ?
Vous êtes libre de choisir le centre, qu’il s’agisse de celui du contrôle initial ou d’un autre centre agréé. En pratique, revenir dans le même centre présente souvent un avantage financier, car beaucoup de centres offrent ou réduisent le prix de la contre-visite pour leurs propres clients dans le délai. Un autre centre peut en revanche être plus proche du garage qui a réparé.
N’oubliez pas le procès-verbal du contrôle initial, en plus de la carte grise : il permet au contrôleur d’identifier les points à revérifier.
Que vérifie le contrôleur lors de la contre-visite ?
Dans le délai de 2 mois, la contre-visite porte sur les défaillances qui ont motivé le résultat défavorable. Le contrôleur vérifie qu’elles ont bien disparu. Si c’est le cas, le résultat est favorable et une vignette est délivrée.
La validité du contrôle favorable obtenu après contre-visite est de 2 ans à compter de la date du contrôle initial, et non de la date de la contre-visite. Le délai de réparation n’allonge donc pas la période de validité.
Si une défaillance persiste, le résultat reste défavorable : il faut réparer à nouveau et repasser une contre-visite, toujours dans la limite du délai initial.
Combien coûte une contre-visite ?
Comme le contrôle lui-même, le prix de la contre-visite est libre. Plusieurs pratiques coexistent :
- contre-visite gratuite si elle est faite dans le même centre et dans le délai ;
- contre-visite à prix réduit, souvent forfaitaire ;
- contre-visite facturée plus cher si elle comprend un passage au banc ou une mesure de pollution ;
- contre-visite facturée plein tarif dans un autre centre que celui du contrôle initial.
Prix constaté sur Mon Contrôle Technique
Contre-visite voiture — France métropolitaine
- Prix moyen 25 €
- Prix le plus bas gratuite
- Prix le plus haut 120 €
- Contre-visite gratuite possible 9 % des centres
Relevé du 12 octobre 2026 sur les tarifs des centres référencés par le comparateur (6 094 centres).
Prix moyen, minimum et maximum de la contre-visite dans votre département, et part des centres qui la proposent gratuitement, selon nos relevés.
C’est pour cette raison que nous conseillons de regarder le prix de la contre-visite avant le contrôle initial, surtout pour un véhicule âgé. Un centre légèrement plus cher avec contre-visite offerte peut coûter moins cher au total. Voir notre guide prix du contrôle technique en 2026.
Réparer : les bons réflexes
Faire établir un devis précis
Présentez le procès-verbal au garagiste : les codes et libellés des défaillances permettent un devis ciblé. Méfiez-vous des devis qui proposent beaucoup plus que ce qui est demandé ; vous pouvez demander de séparer les réparations indispensables à la contre-visite de celles qui relèvent de l’entretien.
Réparer soi-même
C’est autorisé. Rien n’impose de passer par un professionnel pour remplacer une ampoule, un balai d’essuie-glace, une plaque ou un pneu. Pour les organes de sécurité (freins, direction), faites-le seulement si vous en avez réellement la compétence.
Cas des rappels constructeur
Depuis le 1er janvier 2026, un rappel grave non réalisé (type « stop drive ») est relevé comme défaillance critique. La réparation est gratuite et relève du réseau du constructeur, qui doit l’organiser rapidement. Présentez ensuite le justificatif d’intervention à la contre-visite.
Contre-visite et vente du véhicule
Pour vendre un véhicule de plus de 4 ans à un particulier, le contrôle technique doit dater de moins de 6 mois lors de la demande de carte grise de l’acheteur. Lorsque ce contrôle a prescrit une contre-visite, le délai de 2 mois pour la réaliser ne doit pas être dépassé. Vendeur et acheteur doivent donc s’entendre clairement sur qui répare et qui présente le véhicule à la contre-visite. Tout est expliqué dans notre guide vendre sa voiture : les règles du contrôle technique.
Que risque-t-on sans contre-visite ?
Passé le délai de 2 mois sans contre-visite favorable, le véhicule n’a plus de contrôle technique valide. Circuler expose à une amende forfaitaire de 135 € (contravention de 4e classe), à la rétention de la carte grise et à l’immobilisation du véhicule. Et avec une défaillance critique, circuler dès le lendemain du contrôle est déjà interdit. Voir notre guide contrôle technique en retard : amende et sanctions.
Trouver un centre pour la contre-visite
Si vous changez de centre, comparez le prix de la contre-visite et la disponibilité. Par exemple à Bordeaux, Lille, Angers, Reims ou Le Havre, ou partout en France via le comparateur :
Comparez les prix des centres près de chez vous
Sélectionnez votre type de véhicule et votre ville pour comparer les centres agréés proches de chez vous.
Exemple : organiser sa contre-visite pas à pas
Prenons une voiture contrôlée le 5 mars avec deux défaillances majeures : un feu stop défectueux et un déséquilibre de freinage sur l’essieu arrière.
- Le jour même : le conducteur repart avec une vignette S. Il peut circuler jusqu’au 5 mai.
- Dans la semaine : il fait établir un devis au garage en montrant le procès-verbal, qui précise les défaillances.
- Réparation : le garage remplace l’ampoule et intervient sur le freinage arrière. Les factures sont conservées.
- Contre-visite : il revient au centre, ou dans un autre centre, avant le 5 mai. Seuls le feu stop et le freinage sont revérifiés.
- Résultat favorable : il reçoit une vignette A. Son prochain contrôle aura lieu au plus tard le 5 mars, deux ans plus tard.
Les erreurs fréquentes
- Attendre la dernière semaine : si une pièce doit être commandée, le délai de 2 mois peut être dépassé et il faudra repasser un contrôle complet.
- Réparer partiellement : toutes les défaillances majeures et critiques doivent être corrigées, sinon la contre-visite sera défavorable.
- Oublier de comparer : le prix de la contre-visite varie d’un centre à l’autre, et vous pouvez choisir un autre centre que celui du contrôle initial.
- Confondre défaillances mineures et majeures : seules les majeures et critiques imposent la contre-visite.
Contre-visite et deux-roues
Pour les motos, scooters, quads et voiturettes, la règle est la même : contre-visite dans les 2 mois, dans un centre agréé pour la catégorie L, qui ne revérifie que les défaillances relevées. Après une contre-visite favorable, la validité est de 3 ans, comptés à partir du contrôle initial.
Pensez aussi à demander si le centre applique un tarif différent selon le nombre de défaillances à revérifier.
FAQ
La contre-visite est-elle payante ?
Cela dépend du centre : son prix est libre. Beaucoup la proposent gratuitement ou à prix réduit dans le délai de 2 mois, surtout si elle est faite chez eux.
Peut-on faire la contre-visite dans un autre centre ?
Oui, dans n’importe quel centre agréé. Apportez le procès-verbal du contrôle initial.
Que se passe-t-il si je dépasse le délai de 2 mois ?
Vous devez repasser un contrôle technique complet. Entre-temps, votre véhicule n’a plus de contrôle valide.
La contre-visite repousse-t-elle la date du prochain contrôle ?
Non. La validité de 2 ans court à partir de la date du contrôle initial.
Combien de contre-visites peut-on passer ?
Autant que nécessaire, tant que le délai de 2 mois n’est pas dépassé. Chaque passage peut être facturé.
Faut-il présenter les factures de réparation ?
Ce n’est pas exigé : le contrôleur constate l’état du véhicule. Les conserver reste utile, notamment en cas de vente.
La contre-visite peut-elle révéler de nouveaux défauts ?
Le contrôleur ne revérifie que les défaillances relevées lors du contrôle initial. Il ne refait pas un contrôle complet.
Sources
- Service-public.gouv.fr, fiche F2878 « Contrôle technique d’une voiture (catégorie M1) », vérifiée le 1er janvier 2026 (contre-visite : délai, choix du centre, points revérifiés, validité).
- Service-public.gouv.fr, fiche F16540 « Peut-on vendre un véhicule d’occasion sans contrôle technique ? ».
- Légifrance, arrêté du 18 juin 1991 modifié relatif au contrôle technique des véhicules dont le poids n’excède pas 3,5 tonnes.
- Décret n° 2025-1180 du 8 décembre 2025.